jeudi 31 août 2017

La Scott Cimes du Lac d'Annecy, 27 Aoüt 2017: Les Cimes du Lac d'Annecy sous la chaleur de l'été.



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 468

Une fois n'est pas coutume, commençons par faire le point sur l'aspect "Green Cycling" de cette dernière manche du Challenge Rotor qui a permis à Ludovic VALENTIN et à son organisation d'être encore "au top" des épreuves cyclosportives.



Sur le principe même de nos engagements, Ludovic a une nouvelle fois clairement préciser les choses sur la ligne de départ, et ce pour chaque peloton en ne laissant apparaître aucun doute quant à la disqualification des cyclistes qui seraient surpris en flagrant délit de "malpropreté environnementale". Et cette année il a aussi fait un bilan au début de la remise des récompenses. Bilan que nous approuvons totalement en apportant une petite précision. LVO et ses bénévoles ont donc ramassé les déchets après le passage des "coureurs". Ils n'ont trouvé que 2 "topettes", c'est exactement le nombre que j'ai constaté ! Bravo aux près de 800 cyclistes. Par contre un nouveau phénomène, certes sans commune mesure, m'a étonné. De rares cyclistes font un peu "comme à la télé" et jettent leur bidon sur la route. J'ai même vu un bon cycliste jeter le sien dans le jardin d'une maison au col de Plaimpalais (sans doute pour ne pas "salir" le magnifique Massif des Bauges, mais que vont penser les "jardiniers" de nous,  cyclistes !?). Or si on prend en compte les nombre de bidons offerts aux départs de ces épreuves, on peut considérer que cela fait beaucoup de plastique pour pas grand-chose (la qualité moyenne de bon nombre de ces bidons, rarement mis aux logos des épreuves, désolé pour les partenaires, ne conduiront ces bidons que dans les poubelles de tri sélectif pour les plus consciencieux d'entre-nous). Sans doute faudrait-il aussi "lever le pied" en la matière. J'ai fait une pose technique  avant le sommet du col de Leschaux pour apporter une "preuve par l'image" (puis pour mettre le bidon dans une poubelle "adaptée", pas celle de la photo). Ce bidon qui gisait à 2 mètres de cette poubelle était à moitié plein ! Et bien collant ! J'en ai vu 4 sur la route, combien dans les prés ?



Pour finir sur un des aspects de notre mission, celui de la sécurité, je me devais de rappeler un épisode mis en évidence par Ludovic lors du repas "local" (tartiflette ou croziflette). En effet un incident, qui deviendrait "banal" si nous pensions que la vie réelle était celle décrite sur les réseaux sociaux, a été noté sur l'épreuve : Alors qu'un automobiliste plus véhément que grincheux dépassait avec difficulté un petit groupe, un des cyclistes a répondu "trop" vertement au chauff(a)eur. Du coup ce dernier a doublé en force puis a pilé net devant un des cyclistes qui s'est retrouvé directement dans la case "hôpital" après avoir percuté le véhicule, sans passer par la case "ligne d'arrivée". Un de plus ! Je partage toutefois l'avis de Ludovic, quelque soient les "abrutis" avec qui l'ont partage la route, il vaudrait mieux toujours avoir en tête que la prudence, le calme et la courtoisie sont trois armes très efficaces pour désamorcer ces "crises". C'est en tout cas la meilleure "protection" que le cycliste peut proposer en cas de "conflit".
Alors pour ces aspects "Green Cycling", bravo à LVO et à ses bénévoles ; la remise du label sur la ligne de départ en compagnie de Sébastien DUC, l'autre patrouilleur du jour, et de Julie BRESSET, notre championne olympique de VTT, n'était pas qu'un geste !



Terminons donc par l'aspect sportif de ces Cimes du Lac d'Annecy qui changeaient de date en passant du premier dimanche d'octobre au dernier dimanche d'août. Et malgré l'énorme concurrence "cyclosportive" du week-end (dont le Championnat du monde à Albi et les 24 heures du Mans qui retenaient une grande partie de nos équipes), la participation a battu un record avec environ 100 cyclistes de plus que l'an passé. Sur des parcours identiques et très montagneux, j'ai trouvé que la chaleur de l'été ajoutait une nouvelle difficulté à l'épreuve. 
Rouler sur les derniers kilomètres du col des Prés quand le soleil est à son zénith n'est pas une mince affaire ! Penser peut-être à un départ plus matinal, les cyclistes le sont et 9h38 pour commencer un tel périple n'est pas l'horaire idéal. Le vent a aussi rajouté du piment sur les derniers kilomètres cette année. Et comme une des communes traversées a eu la "bonne idée" de refuser l'accès à l'eau potable sur son territoire, il y a eu quelques soucis aux ravitaillements. Mais les fontaines sont si nombreuses dans les Bauges qu'il était possible de remplir les bidons ici ou là.



Et pour revenir sur les participants, notons qu'ils avaient le plaisir de rouler en compagnie de Julie BRESSET qui était déjà présente l'an passé et qui prépare activement le Roc d'Azur, avec une forme retrouvée. Elle était aux côtés de Barbara FONSECA qui sortait du très médiatisé (pour la bonne cause) Tour de France de "Donnons des Elles au vélo", un joli moment de partage sur les rives du Lac d'Annecy.
Malgré les difficultés de LVO pour retrouver ses bénévoles habituels en raison du changement de date et de la période des vacances (personnellement je n'ai pas trop vu la différence, avec des signaleurs toujours aussi sympathiques, peut-être moins de motards ?), le rendez-vous est pris en 2018 et la dernière épreuve du Challenge Rotor, la "Scott Cimes du Lac d'Annecy" aura bien lieu le dernier dimanche du mois d'Août dans le Massif des Bauges.



Et comme j'ai eu le plaisir de commencer ce Challenge Rotor en Corse en compagnie de David POLVERONI, je voulais terminer ce compte-rendu en lui envoyant toutes les "bonnes ondes" nécessaires pour la fin de sa convalescence. A bientôt sur les routes !


A bon entendeur… 

Vincent

lundi 21 août 2017

La Jean François Bernard, 20 Aoüt, Corbigny (58): Une épreuve de terroir!



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 467

La 13ème édition de la Jean-François Bernard s’est déroulée le dimanche 20 août 2017 à Corbigny (Nièvre), avec une participation encourageante de 430 inscrits sur les 2 parcours chronométrés et les 2 randonnées. Nul doute que l’équipe d’organisation  du Cyclo Club Corbigeois, orchestrée par Claude et Jean-Noël LORILLOT et animée par de nombreux bénévoles, mériterait de dépasser la barre des 500 participants sur cette épreuve de terroir au cœur des lacs et forêts du Morvan.

Jean-François Bernard en personne, commentateur pour France Info de la Vuelta que dispute également son fils Julien, était présent pour donner le départ, en compagnie de Madame la Maire de Corbigny. On se souviendra qu’il y a 30 ans cette année, il aurait dû remporter le Tour de France après son phénoménal contre-la-montre au Mont Ventoux. Malheureusement, une crevaison et un déraillement aux mauvais moments, la déveine puis la « malédiction du 3ème » l’en privèrent… !



Par un temps doux et ensoleillé, les participants ont pu s’en donner à cœur joie sur les routes quasi désertes de la Nièvre et sur un parcours déjà éprouvé l’an dernier, assez roulant bien que non dénué de belles difficultés à Lormes, Saint-Brisson ou Cervon et longeant ou traversant les lacs de Chaumeçon et des Settons et le réservoir de Pannecières, donnant ainsi un caractère bucolique dans le cadre somptueux du Parc Naturel Régional du Morvan.
Quelques curiosités touristiques ponctuaient également le parcours, comme le saut de Gouloux ou le Pont-Aqueduc de Montreuillon, non loin de l’arrivée.

De l’avis des patrouilleurs Green Cycling présents sur les grand et petit parcours, les routes sont restées relativement propres, ce qui justifie pleinement la remise du blason « épreuve reconnue », en reconnaissance des efforts déployés par l’organisation pour la préservation de l’environnement, la transmission du message et des valeurs Eco Cyclo, et les actions réalisées en marge de l’épreuve comme l’utilisation de véritables assiettes lors du repas par ailleurs particulièrement apprécié.



Pour la 3ème année consécutive, sur le parcours de 142 km que visiblement il affectionne, le néerlandais Bram Schittecatte l’a emporté au sprint devant David de Vecchi, portant toujours haut les couleurs de la Patrouille Green Cycling, tandis que sur le parcours de 103 km Mathieu Bourgeois esseulé devançait ses poursuivants dans un sprint réglé par Arnaud Létienne. Côté patrouille, Maurice Cornu a gagné dans sa catégorie sur le parcours de 103 km.
Une bonne mise en jambe pour ceux qui, Français, Belges, Néerlandais ou Brittaniques présents, ont coché à leur calendrier le Championnat du Monde Masters UCI à Albi le prochain weekend et qui sont venus parfaire leur conditions en vue de cet événement ! Nous leur souhaitons bonne chance !



L’équipe Green Cycling remercie Claude et Jean-Noël Lorillot pour leur accueil et la qualité de leur organisation.

Laurent et les patrouilleurs...

Marc Barville
Michel Bizières
Maurice Cornu
David de Vecchi
Laurent Lespagnol
Stéphane Mulot
Olivier Sautillet
Eric Vallade

mercredi 16 août 2017

L'étape Sanfloraine, 13 Aout 2017: Immuable et responsable!




PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 466

La 17ème édition de l’Etape Sanfloraine, s’est déroulée le 13 août 2017.

Comme chaque année, après l’entrée en matière du samedi après-midi que constitue la montée chronométrée de 1,2 km entre la ville basse et la ville haute de Saint-Flour, 3 parcours cyclosportifs de distance et de difficulté différentes étaient proposés aux quelques 794 inscrits.
794 engagés, c’est donc un nouveau record de participation pour cette belle manifestation auvergnate, parfaitement coordonnée par Alexis Sigoigne et organisée sous l’égide de la présidente du comité d’organisation Marie-Pierre Murat, à qui le blason « épreuve remarquable » a été décerné par l’Association Green Cycling au départ de l’épreuve, en reconnaissance des efforts déployés par l’organisation pour la promotion du respect de l’environnement et du sport responsable.





L’attrait de l’Etape Sanfloraine, c’est surtout la somptuosité des parcours quasi immuables, au cœur du Cantal et de ses nombreuses curiosités touristiques : ainsi et en enfourchant simplement son vélo l’on peut traverser la Truyère en longeant le Viaduc de Garabit ou en empruntant le Pont de Tréboul, plonger à une vitesse vertigineuse sur Chaudes-Aigues, station thermale réputée pour  ses eaux chaudes, grimper jusqu’à l’ancien village fortifié de Pierrefort, remonter la vallée en auge de Brezons, héritage de la période glaciaire, tutoyer les sommets cantaliens en basculant au col de La Grifoul et au Plomb du Cantal avant enfin de parvenir à destination à Saint-Flour après avoir admiré la vue magnifique sur sa ville haute.




Ajoutez un temps idéal pour une telle épreuve, doux dès le matin et chaud sans excès en début d’après-midi, une sécurité bien maîtrisée par les nombreux signaleurs et motards, ainsi que des zones de ravitaillement judicieusement réparties et copieusement garnies tant en liquide qu’en solide, et notamment en produits locaux (cantal, saucisson, et même le succulent pounti !), puis le repas quasi gastronomique d’après course, avec au choix la saucisse ou le tripoux accompagnés de la truffade faite sur place !  Tout cela permettant de passer une agréable journée pendant et après l’épreuve.




Dans ce contexte, les Patrouilleurs Green Cycling ont constaté que les routes étaient restées propres, malgré ça et là quelques emballages anecdotiques, même si le message de sensibilisation doit continuer à être diffusé à une large échelle pour que cessent les comportements inappropriés.

D’un point de vue sportif, le grand parcours de 146 km a été remporté par Stéphane Cognet (Défense) et le parcours de 109 km par Julien Flachon (St-Etienne). Les patrouilleurs présents se sont distingués avec les victoires dans leur catégorie de Jean-Luc Chavanon et de Michel Richard et les 2èmes places de Maurice Cornu et Alain Montigny sur le grand parcours et d’Elena Ivanova sur le parcours intermédiaire.  Notons que sur le parours de 109 km, Bernard Hinault fidèle à la Sanfloraine depuis plus de 10 ans, a piloté un tandem en accompagnant un cycliste non voyant !

Laurent



La patrouille Green Cycling remercie l’organisation de l’Etape Sanfloraine pour son accueil et lui adresse ses vœux et encouragements pour l’édition 2018 !


Michel Bizières
Jean-Luc Chavanon
Maurice Cornu
François De Jumne
Séverine Grosjean
Thierry Hourugou
Elena Ivanova
Laurent Lespagnol
Alain Montigny
Michel Richard
Eric Vallade



mardi 1 août 2017

La Pierre Jacques, 29 Juillet 2017, Aramits en Baretous:Un Rendez vous à ne pas manquer!



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 465

8h30 pétantes et trébuchantes, Alain Miramon, fidèle organisateur de la Pierre Jacques en Barétous, nous attendait avec toute son équipe d’incontournables bénévoles, pour une magnifique journée au départ d’Aramits.
Cette cyclo qui compte parmi les 50 plus belles du monde, proposait 3 circuits distincts.
Le premier, une randonnée de 56 kms, parcourue par des participants suffisamment avertis et aguerris pour grimper les 1 500 m de dénivelé !
Les deux autres, chronométrés  et pour lesquels, les concurrents allaient faire route commune jusqu’au  105ème kilomètre, avant de se séparer à Licq Athéret.
Les plus « raisonnables » bifurquaient alors en direction de l’arrivée pour boucler leur périple de 124 km (2700 m de dénivelé), pendant que les plus « téméraires » renchainaient pour le dernier et très difficile col du Soudet, passage obligé pour terminer une aventure de 148 km ( 3700 m de dénivelé).
Après un départ qualifié de très rapide jusqu’au pied du 1er col de la Pierre St Martin, le peloton s’étirait de suite après avoir passé « la Mouline ». Ceci permettant à chacun de vite trouver son propre rythme et de calmer le jeu, pour mener à bien une ascension longue de 15 km à 7,5% de moyenne.
En montant, certains auront aperçu Christopher Froome  (ou presque), puisqu’une une pancarte rappelait sa folle accélération, un jour de juillet 2015. Il paraîtrait que personne ne fit aussi bien que lui lors de notre cyclo !



Quelques spectateurs parsemés le long du col nous encourageaient, ainsi qu’au sommet qui nous menait en Espagne, avant d’enchaîner sur une belle descente (attention aux chicanes mobiles, ici vaches et brebis !), faite de grands lacets, de virages en épingles, avant d’arriver dans la vallée d’Isaba.
Ce village était l’occasion de profiter du premier des nombreux ravitaillements, avant d’affronter la 2ème difficulté du jour, Alto Laza ; un petit col régulier, hormis ses 2 derniers kilomètres, qui allaient faire exploser les groupes.
Puis, c’est le Port de Larrau qui se présentait à nous : 10 km à 7% de moyenne, allaient user les organismes, lesquels commençaient à chauffer eux aussi, puisque nous dépassions à ce moment-là, les 30 degrés. Il fallait donc composer avec la chaleur et bien s’hydrater.
Si l’an passé, il avait manqué d’eau en haut du port de Larrau, ce ne fût pas le cas cette année, d’autant qu’un ravitaillement supplémentaire au milieu du col avait été pensé, bravo à l’organisation !
La descente du Port, technique et rapide a malheureusement vu 2 concurrents chuter lourdement au point de quitter la cyclo avec les secours…
Il est vrai que nous y prenons rapidement de la vitesse, avec  des virages serrés. Un affichage via des panneaux qui signaleraient certaines zones « dangereuses » ne serait pas de trop, comme cela peut se voir sur d’autres courses –cf l’Ariégeoise - une idée à envisager à l’avenir ( ?) pour éviter des accidents.


Que dire du panorama ? Avec une météo parfaite, il était grandiose, féérique, l’absence de nuages nous laissait voir des montagnes à perte de vue, côté Navarre ou côté Aragon.

Question déchets, rien à redire : réjouissons-nous de cette prise de conscience chez les nombreux cyclos, tant espagnols que français (le slogan « je roule propre » sur les dossards était clair !)

Après une douche bien méritée (« je finis propre !» ), avait lieu un très bon repas dans un esprit de convivialité, les uns et les autres refaisant le bilan de leur difficile mais très agréable journée !

Nous comptions pour la remise des prix, sur la présence du charismatique maire d’Arette, Pierre Casabonne, accompagné de Laurent Tillous (fils de Pierre Jacques), marchand de cycles, offrant de très beaux lots pour le tirage au sort des dossards.

Parmi les 336 finishers sur les deux parcours, on comptait 10 « Green » :
Fred, Philippe et André, les plus « affamés » ayant fait le choix du 148 km.
Aurélie, Isabelle, Elena, Pierre, Emile et Sébastien préférant le 124.
Pour couronner le tout, quelques belles places Eco Cyclo sur le podium :
pour André, Emile, Elena, Isabelle et le tout premier pour Aurélie !




Ce fût une belle journée cyclosportive, et déjà programmée dans nos agendas 2018 !
Et comme on dit chez nous, « Adishatz et à bèt lèw » !


Aurélie et Sébastien

lundi 31 juillet 2017

La Risoul Queyras: 30 Juillet 2017: Vous reprendrez bien un peu d'Izoard?



PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 464

Ce 29 et 30 juillet se tenait la Risoul Queyras Jollywear organisée par l'Office de Tourisme de Risoul, Bernard Assaud et leurs équipes. 
Le samedi avait lieu la montée sur Risoul et les épreuves cyclosportives le dimanche, avec un parcours de 140 km (3800m de d+ ), un parcours de 90km (2200 d+) et un petit parcours de 47km, lesquels ont regroupé quelques 700 participants. A noter que le parcours de 90 km avait été retenu pour le championnat de Provence Master par la ffc et que le grand parcours faisait partie du trophée Granfondo des Alpes qui réunit 4 épreuves montagnardes en France et en Italie.

Voilà pour la présentation d’usage, maintenant la météo : capricieuse le samedi, avec les orages sur Risoul, quoique bienveillante puisqu'épargnant la montée sur Risoul, mais pas le podium, enfin le plus dur était fait. Le dimanche, capricieuse encore : les averses annoncées étaient ponctuelles et si on s’échauffait sur le sec, c’est sous la pluie que le départ fut donné…



 Les féminines d’abord, puis quelques minutes plus tard, le cortège des 2 grands parcours s’élançaient à l’assaut des gorges du Guil et bien  rapidement… ! Cela ne manquait pas de morceler un peloton qui se reformait peu avant d’aborder les premières réelles difficultés d’un parcours qui n’en manquait pas. La montée sur Saint Véran (2042m) « plus haute commune d’Europe », permit à chacun de se réchauffer à la faveur de pentes significatives et du retour d’un franc et attendu soleil. Dans le même temps, chacun trouvait un groupe à son rythme et les positions se clarifiaient. Ce fut aussi l’occasion de profiter des paysages du parc naturel régional du Queyras avant de se diriger vers Château Queyras et du morceau de choix de la journée pour ceux qui avaient opté pour le grand parcours : l’Izoard (auquel les participants de l’étape du Tour avaient pu goûter quelque 15 jours plus tôt), les autres filaient vers Guillestre et l’ultime montée vers Risoul.




Pour ceux du grand parcours, l’Izoard  offrait une lecture fraîche et les souvenirs d’une belle victoire de Barguil, sans pour autant en faciliter vraiment l’ascension…Reste que le site ne perd rien en majesté et que le passage par la Casse Déserte (et la stèle Coppi Bobbet) fait toujours naître quelques frissons. L’arrivée au sommet demeure ainsi une satisfaction et puisque le chronomètre s’y arrêtait, l’occasion de jouir un peu plus longuement de la vue et de s’alimenter. Notons d’ailleurs les ravitaillements nombreux et surtout judicieusement répartis sur le parcours (4 sur la grande distance, 3 sur la moyenne). Et mieux valait s’alimenter car passé l’exercice de la descente  et dès la reprise du chronométrage (sortie de Briançon), un vent contraire et des routes plus fréquentées (n94) mettaient les groupes en file indienne et les coureurs isolés en difficulté. Et des difficultés, il en restait à commencer par le mur Pallon  (mais assez long tout de même) puis par la longue (et bien longue) montée finale sur Risoul. Montée régulière que l’organisateur avait agrémentée de quelques passages à fort pourcentage pour égayer le final et peut être aider à la décision, quoique cela n’était peut-être pas nécessaire au vu des écarts à l’arrivée. Bref,  on était tout de même contents au terme de l’ascension de voir apparaître les chalets de Risoul et d’en terminer avec un beau mais éprouvant parcours.
Parcours au cours duquel, je n’ai noté aucun délestage et pour ainsi dire aucun déchet au sol sinon quelques bouteilles à proximité des points de ravitaillement à la volée (mais tout est concentré et destiné à être récupéré), au contraire, j’ai senti une réelle attention à bien conserver ses emballages. On peut seulement regretter l’abondance du marquage  au sol. Remercions encore au passage, la disponibilité et la gentillesse des bénévoles mis à contribution une bonne partie de la journée.
Au terme de l’épreuve, plusieurs restaurants de la station partenaires de l’épreuve accueillaient les sportifs. Pour l’anecdote, m’attablant à côté d’un concurrent terminant son déjeuner et pour engager la conversation, je lançais « alors cela a été ? J’espère que tu en bavais parce que moi, oui ! », «  Si, si … ! » me suis-je entendu répondre…avant de voir mon compagnon (italien) de déjeuner se faire appeler sur le podium et récompenser pour sa victoire sur le grand parcours avec 10 min d’avance sur ses 2 concurrents directs (italiens eux aussi) ..! 




Vainqueurs donc sur le grand parcours, Stefano Sala et chez les dames, Marion Bessone ; sur le 90km, Vincent  Arnaud l’emporte, tout comme Magdalena de Saint Jean chez les dames, dans son beau maillot vert et jaune des Greens....

Voilà l’heure venue de laisser l’Izoard, au moins pour quelques temps et de  repartir avec le beau maillot- rouge pour cette édition- offert par l’organisateur.

François



Patrouilleurs présents dans le Queyras

-Magdalena DE SAINT JEAN
- Michel BIZIERES
- Julien NIVERT
- Pierre OURNIER
- François DE JUMNE



lundi 17 juillet 2017

L'Etape du Tour, 16 Juillet 2017 (1): Un grand moment de solitude!...

PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 463

Un grand moment de solitude... au milieu de 15000 cyclistes!...



Cette étape du Tour 2017, qui reliait Briançon et le col de l'Izoard au terme de 180 kilomètres (auxquels il fallait rajouter 21 bons kilomètres pour rallier le site du village) a été une expérience assez désagréable pour moi quant à son issue.
Et pourtant tout avait été fait pour que cette journée se passe merveilleusement bien. L'organisation d'ASO est toujours aussi "professionnelle" et il n'y a rien à redire sur tous les aspects du retrait des dossards (pas de longue file d'attente) à la tenue du village, des parcours sur route fermée au suivi "numérique" de l'épreuve.





Un des plus de cette édition a sans doute été la beauté du parcours, avec un départ en douceur jusqu'au Lac de Serre-Ponçon avec des vues magnifiques une fois la côte des Demoiselles Coiffées escaladée. La "sagesse" du départ était certes trompeuse car l'altimètre affichait déjà 1200 mètres de dénivelé au sortir de Barcelonnette. Quant à l'Izoard, pas pour moi cette année...
De mon côté, j'avais voulu que l'épreuve se passe pour le mieux avec des temps de passage calculés sur une base de 20 km/h. Toujours en avance, je prenais soin de boire régulièrement et de m'alimenter car nous savions toutes et tous que la gestion de l'épreuve serait la clé de la réussite… Et pourtant j'ai subi une intense déshydratation arrivé au ravitaillement de Guillestre, après avoir monté avec peine le col de Vars, rendu difficile par la chaleur qui régnait sur ses pentes (d'autant qu'avec un dossard élevé, je partais plus tard qu'à l'accoutumée).
Nous avions organisé une solution de repli, j'en ai "lâchement" profité pour arrêter là ce qui s'annonçait pour moi comme un "calvaire". Faire grossir le peloton des cyclistes à pied n'était pas mon ambition. Dans mon entourage on hésitait entre les expressions de "pensées négatives" et "instinct de survie". L'actualité dramatique chez les cyclistes a joué dans mon cheminement intellectuel.



N'empêche qu'on en ressort avec une vive déception et un grand moment de solitude, mon dernier abandon sur une étape du Tour remonte à Issoire-St Flour, et là je me sentais moins "seul".
Mais cette position ne m'a pas empêché de constater que les choses ne s'arrangeaient pas dans le peloton. Deux gros soucis qui semblent s'amplifier au fil des éditions. D'abord l'anarchie relative dans les SAS, des gros dossards se placent dans des SAS prioritaires, ou anticipent leur départ, sans respecter ni l'organisation, ni les bénévoles qui tentent de faire au mieux pour que tout se passe bien. La plupart s'estime lésée par l'attribution, nombreux sont ceux qui se sentent bien meilleur cycliste que le numéro affiché sur leur plaque de cade… Mais le pire reste l'abondance des déchets déversés sur la route. Dès les premiers kilomètres des topettes et autres détritus étaient visibles sur la route avec parfois des difficultés pour ne pas rouler dessus ! 
 Sur le filet placé après Barcelonnette afin de récolter les déchets on constatait un étrange phénomène. Soit les cyclistes visent mal, soit ils ne respectent pas les consignes (certes pas assez mises en valeur, à quand de véritables éliminations des malotrus !), mais il y avait bien plus de déchets sur la route que dans le filet. Avec une mention spéciale pour le dossard 15168 (il se reconnaîtra peut-être, bien qu'il ne vienne pas de France) qui a cumulé les deux défauts, parti dans le SAS 4, il vidait allègrement ses poches devant moi. Et on appelle ça un "finisher" en 10h51 ! Ce grand moment de solitude m'envahit encore car cet exemple n'en est qu'un parmi tant d'autres…


A l'heure où la situation se tend entre les cyclistes et leurs "adversaires" de plus en plus vindicatifs (automobilistes mais pas que), à l'heure où les accidents souvent liés à l'incivilité se multiplient, comment faire pour apaiser un peu la situation. Sans doute pas de la sorte.
Se respecter soit même (ce que je tente de faire aujourd'hui) respecter les autres et deux ou trois règles de politesse arrangeraient tant les choses… Les années passent, la Patrouille Green Cycling se bouge, mais tout reste à faire.




Pour finir un dernier regret, celui de n'avoir pas eu l'occasion de saluer tous les "patrouilleurs" tant l'épreuve rassemble de monde sur les 2 jours. Je le fais ici, bravo et à la prochaine…

Vincent

samedi 15 juillet 2017

L’Arvans Villards le 14 juillet 2017 au Corbier (Savoie)




PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 462

Si belles les Sybelles!

En ce jour de fête nationale, c’est la station de ski du Corbier (1540m) qui accueillait cette année la dernière étape de la trilogie de la Maurienne sous un beau soleil mettant en valeur les somptueux paysages du massif des Sybelles.
A la remise des dossards, un traditionnel couteau Opinel au manche en bois fabriqué dans la région était offert  à chaque participant, de quoi aiguiser les appétits avant un copieux menu cycliste.
Pour des raisons de sécurité, le départ était neutralisé dans la courte montée vers la Toussuire et la descente vers Saint-Jean de Maurienne où la troupe était lâchée.



Après une dizaine de kilomètres parcourus à très vive allure dans la vallée de la Maurienne, le peloton s’étira rapidement dans premières pentes du col du Glandon (1924m). Un ravitaillement bien situé au milieu de l’ascension  à Saint Collomban-des-Villards permettait de refaire le plein des bidons. Dans les derniers kilomètres très éprouvants  avec  des passages à plus de 10%, les encouragements  des nombreux camping-caristes installés au bord de la route quatre jours avant le passage du Tour de France étaient bienvenus. Sans transition suivait la courte et facile ascension du col de la Croix de Fer (2067m) au sommet duquel un second ravitaillement était disponible avant la descente sur Saint-Sorlin d’Arves sur une route au revêtement dégradé sur laquelle la prudence était de mise. Sur le grand parcours, un détour par le col du Mollard  offrait  des vue splendides sur les Aiguilles d’Arves  avant la longue descente sinueuse sur Saint-Jean de Maurienne. Il restait alors à gravir 14 km sous un soleil de plomb pour rallier l’arrivée au Corbier avant de se retrouver dans une ambiance conviviale pour le repas autour de la traditionnelle tartiflette.




L’Arvans Villard est une belle épreuve conviviale et bien organisée qui mériterait largement une participation plus importante  que les 100 partants du petit parcours et les 150 participants du grand parcours dont il convient de souligner qu’ils ont respecté l’environnement montagnard exceptionnel du parcours.
Merci à Ludovic Valentin et à tous les bénévoles pour leur accueil et pour la qualité de l’organisation.

Pierre

mercredi 12 juillet 2017

La Périgordine; 9 Juillet 2017: Pédaler au coeur du Périgord Noir!

PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
Communiqué n° 461 

Avec 697 participants, l’épreuve chère à Jean-Louis Favard s’affirme d’année en année et monte en puissance. Il faut reconnaitre que le territoire est particulièrement attrayant avec Lascaux à portée de roues, le château de Losse, la vallée de l’homme et des parcours variés qui donnent envie de pédaler, entre sport et tourisme. Et oui ! La région est séduisante et Montignac, ville d’accueil de la Périgordine, située de part et d'autre de la Vézère, est blottie dans un joyau de verdure, au cœur du Périgord Noir. Le territoire est idéal tant pour une découverte touristique que pour y assouvir sa passion sportive ou comme destination de vacances.
Naturellement la patrouille Green Cycling Eco Cyclo, trouve sa place dans un tel environnement!



Un menu équilibré  
Avec 3 parcours au choix, le menu proposé par le club Cyclo Dordogne Périgord est équilibré : La Périgordine sur 134 km et 8 montées répertoriées, La Montignacoise sur 99 km avec 6 difficultés et la Pitchoune sur 70km et 4 bosses.

A l’heure de partir l’armada des motards est en place. Toute la journée, ils assureront une sécurité sans faille. Des parcours casse-pattes pour cyclistes en bonne condition physique. En termes de rythme, on reste dans la logique cyclosportive avec un départ rapide et un bon étalonnement des valeurs dès les premières montées. Aux avants postes on retrouve, les coureurs de DN du Team Périgueux Dordogne avec à leur tête leur Capitaine de route, l’expérimenté Jean Mespoulède mais aussi le sociétaire de Creuse Oxygène Matthieu Morichon, très à l’aise lorsque la route s’élève. Après le premier ravito ; le groupe de tête composé de 7 hommes se forme. L’entente est parfaite dans les relais. Après une longue chevauchée, ils resteront ensemble jusqu’à l’arrivée. La palme du jour revient sans contexte au prometteur junior Antoine Gauran (SO Corrèze formation). Il devance Antonin Boissière (SC Périgord) et Florian Villette (JSAC St-Astier).




Puis chacun, dans son groupe respectif et sur le parcours qu’il a choisi en cours de route, profite pleinement de la journée. Sur le retour, le vent favorable permet à tous de terminer en beauté cette belle partie de manivelles tout en appréciant la fraicheur de la vallée de la Vézère, sans pour autant s’attarder sur l’imposant de château de Losse, surplombant la rivière.    





Une arrivée festive  
L’accueil des arrivants est soigné, Boissons, fruits secs à volonté et repas copieux sont servis à l’ombre des platanes. Ce réconfort salutaire permet de poursuivre l’après-midi en toute convivialité. A l’heure des récompenses, Jean-Louis Favard, l’homme-orchestre de la journée, ne cache pas sa satisfaction d’avoir fait plaisir aux participants et se projette déjà en 2018 avec nouvelles formules et des parcours inédits...Histoire de nous donner l’envie de revenir à Montignac.



Patrouilleurs en Périgord Noir: Marie Luciani, Camille Mourin, Hugues Treton, Thierry Hourugou, avec le soutien de Jean Michel Richefort. 

dimanche 9 juillet 2017

La Bouticycle Aigoual, 8 Juillet 2017: Dans un territoire cyclable de grand standing!


PERSPECTIVES POUR UN CYCLISME DURABLE
COMMUNIQUE N° 460

Les Cévennes sont un superbe territoire pour les pratiques cyclistes, que ce soit route ou VTT, les voies de communication et les chemins forestiers  se prêtent tout à fait au plaisir de pratiquer le vélo de pleine nature, que ce soit en compétition, tourisme sportif ou simple ballade. Les circuits proposés sont à la portée de tous les niveaux et de toutes les envies.




Un environnement qu'il convient de respecter et de promouvoir, les deux valeurs essentielles mises en pratique par Denis Boissière, organisateur infatigable et inventif de la Bouticycle Aigoual, dont la 18ème édition vient de se dérouler avec départ et arrivée à L'Espérou, à quelques encablures du sommet du Mont Aigoual, plateforme majestueuse qui domine le massif des Cévennes à près de 1600 m d'altitude.
Ce second week end de juillet, n'était pas seulement consacré à la Cyclosportive, puisque Dimanche 9 juillet, Denis et son équipe remettait cela, avec l'organisation des Championnats de France de VTT marathon, épreuve très prisée des spécialistes des sous bois et de l'endurance.





Denis Briscadieu, patron de Bouticycle , le partenaire principal de ce week-end de vélo pour tous, semble également apprécier ce partenariat avec la région de l'Aigoual, au coeur d'un espace privilégié, pour une pratique du vélo en toute liberté.

Les deux parcours de cette édition 2017 de la Bouticycle Aigoual étaient particulièrement allégés, au regard des profils proposés ces deux dernières années, la participation s'en est ressentie, très bonne initiative, l'épreuve pour son cadre naturel et sa convivialité, mérite une participation encore plus importante!...


A territoire exceptionnel, attention particulière!.. Et la Patrouille Green Cycling Eco Cyclo s'est montée vigilante mais pas déçue de l'attitude du peloton, quelques tubes (très rares..) et des bidons perdus, rien de préjudiciable et merci à tous pour votre attitude respectueuse, il faut également souligner quelques chutes dues à la précipitation, voire à l'imprudence, sur des sections pourtant annoncées comme pouvant être délicates... Restons prudents et attentifs, c'est la règle, il faut l'observer à chaque instant...

Cette douzième manche du Trophée Label d'Or a tenu ses promesses, vivement 2018 avec l'annonce à suivre d'une vingtième édition que tous les fans du vélo dans les Cévennes attendent avec impatience!

Patrick

Patrouilleurs autour de l'Aigoual:
Jean Luc Chavanon, Maurice Cornu, Alain Montigny, Gilles Henneuze, Gilles Maine, Julien Nivert, Michel Bizieres, Patrick François